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Les Alpagas sont tondus une fois par an dans le
courant de l’été. Leur laine est réputée
pour sa finesse, sa douceur, sa chaleur et sa résistance.
De différentes couleurs, environ 20 teintes allant du blanc
au noir en passant par le marron. La tonte annuelle permet de récolter
environ 2 à 3 kg de laine par animal. Cette quantité
dépend de l’âge de l’animal, de son état
de santé et des conditions d’élevage. Une autre
particularité de la laine d’alpaga est l’absence
de suint qui est une matière grasse imperméabilisante
qu’on trouve dans la laine de mouton. Au lavage l’absence
de suint est un avantage car elle permet d’avoir un rendement
très élevé de l’ordre de 80 %, alors
que pour la laine de mouton la perte est de 50 %.

On effectue un pré-tri au cours de la tonte du fait de la
différence de qualité des fibres sur un même
animal : on distingue trois sortes de toisons, la toison mère
prise de la croupe à l’épaule et d’un
flanc à l’autre, une seconde de qualité moindre
prise sur le cou, le bas des flancs et le haut des pattes (cette
laine a des fibres plus épaisses), la troisième toison
prise sur le reste de l’animal constitue le «bragas».
Le tri de cette laine permet de la différencier en trois
catégories pour divers usages : une laine de qualité
fine pour les articles haut de gamme tels que les pelotes, les écharpes
et les pulls ; une laine de qualité moyenne pour la confection
d’articles où le toucher est moins déterminant
comme les chaussettes et les plaids ; une troisième laine
de qualité «bragas» (terme d’Amérique
Latine) pour la confection des tapis. D’autre part, le tri
de la laine permet de la différencier en cinq coloris significatifs.
La rigueur du tri est essentielle pour des produits de qualité,
mais c‘est la qualité de chaque animal qui est une
réelle valeur ajoutée.
Une fois la laine transformée en différents produits
finis par des intermédiaires, les articles sont vendus sur
place au sein de l’exploitation dans une salle d’exposition
réaménagée à cet effet dans une ancienne
étable.
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